La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % lors de sa décision du 2 septembre, marquant la septième pause consécutive depuis la dernière baisse d’octobre 2025. Une décision qui reflète l’incertitude grandissante face aux tensions commerciales avec les États-Unis et à la menace d’une inflation persistante.
Les données économiques récentes brossent un tableau contrasté. D’un côté, la croissance du PIB a atteint 3,3 % au deuxième trimestre de 2026, et le taux de chômage a reculé à 6,4 % en juillet. De l’autre, l’indice des prix à la consommation tourne autour de 3 %, principalement en raison des prix de l’essence, même si l’inflation de base demeure plus près de 2 %.
L’élément qui préoccupe le plus le Conseil de direction : les tarifs douaniers. « Les nouveaux tarifs américains et les contre-tarifs canadiens, ainsi que les prix élevés du pétrole, augmentent le risque que l’inflation s’accélère », a prévenu la banque centrale dans son communiqué. Un avertissement qui laisse entrevoir la possibilité d’une hausse de taux si les coûts liés aux tarifs se propagent dans l’économie.
Pour les ménages québécois, cette stagnation des taux a des conséquences concrètes. Les propriétaires qui renouvellent leur hypothèque font face à une augmentation moyenne de 375 $ par mois de leurs paiements. Les espoirs d’un allègement par des baisses de taux s’amenuisent à mesure que la guerre commerciale s’envenime.
La prochaine décision de la Banque du Canada est prévue pour le 28 octobre, dans un contexte où les marchés devront aussi digérer les résultats des élections québécoises du 5 octobre et l’évolution des relations canado-américaines.
Sources : Banque du Canada, Money.ca, RBC, TD Economics

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