Les élections québécoises ne laissent personne indifférent hors des frontières de la province. La Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA) a lancé un appel aux partis en lice pour un « rapprochement durable » entre le Québec et la francophonie canadienne.
La démarche n’est pas nouvelle, mais elle prend une résonance particulière dans le contexte actuel. Le PQ de Paul St-Pierre Plamondon, favori dans les sondages, porte un discours souverainiste qui soulève des questions quant à la relation future entre un éventuel Québec indépendant et les minorités francophones du reste du Canada.
De son côté, le Québec a manifesté sa volonté de redéfinir ses liens avec la francophonie canadienne, comme le rapportait ONFR+ récemment. Cette mobilisation franco-québécoise vise à renforcer la solidarité linguistique entre les quelque 2,8 millions de francophones qui vivent à l’extérieur du Québec.
En Ontario, la plus grande communauté francophone hors Québec, les enjeux sont concrets : financement de l’éducation en français, accès aux services gouvernementaux et préservation des institutions culturelles. TFO, le diffuseur public franco-ontarien, a d’ailleurs annoncé une rentrée 2026 ambitieuse avec un retour aux affaires publiques et une programmation ciblant les jeunes.
Pour les analystes, quel que soit le résultat du scrutin du 5 octobre, le prochain gouvernement québécois devra se positionner clairement sur sa relation avec les communautés francophones du reste du pays. Un enjeu qui dépasse la politique provinciale pour toucher à l’avenir du français en Amérique du Nord.
Avec des informations d’ONFR+, de Francopresse et de la FCFA.



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