La découverte d’un nourrisson dans un campement de personnes en situation d’itinérance sur la rue Notre-Dame à Montréal a provoqué une vive émotion au Québec et propulsé la crise de l’itinérance au premier plan de la campagne électorale. L’incident, rapporté cette semaine, met en lumière l’ampleur d’une problématique que les services sociaux peinent à contenir.
Les images de ce campement, où un bébé se trouvait au milieu de conditions précaires, ont circulé largement dans les médias et sur les réseaux sociaux, soulevant l’indignation générale. Les cinq chefs de parti en campagne ont tous réagi, reconnaissant l’urgence d’agir.
Cinq partis, un même constat d’échec
Paul St-Pierre Plamondon, chef du PQ, a qualifié la situation de « honteuse pour une société aussi riche que la nôtre ». Christine Fréchette (CAQ) a assuré que son gouvernement travaillait à un plan national. Charles Milliard (PLQ) a dénoncé de « graves manquements », Ruba Ghazal (QS) a réclamé « des investissements et une volonté politique ferme », et Éric Duhaime (PCQ) a appelé à l’« élimination rapide » des campements.
Le fait marquant : les cinq formations se sont engagées à organiser un sommet national sur l’itinérance au printemps 2027, un rare moment de consensus dans une campagne autrement marquée par les divisions.
Un problème qui s’aggrave
Montréal, comme plusieurs grandes villes québécoises, fait face à une augmentation importante du nombre de personnes vivant dans la rue. La crise du logement, la hausse du coût de la vie et les lacunes dans les services de santé mentale sont autant de facteurs qui alimentent le phénomène.
Les organismes communautaires, déjà débordés, réclament depuis des années des investissements structurants plutôt que des solutions temporaires. L’incident de la rue Notre-Dame pourrait constituer un point de bascule dans la prise de conscience collective, à moins de trois semaines du scrutin du 5 octobre.

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