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Mégadéduction à la productivité : Ottawa veut faire du Canada le champion du G7 pour l’investissement

Le premier ministre Carney lance la « mégadéduction à la productivité » pour attirer les investissements au Canada. Le ministre Champagne y voit une « bouffée d’air frais » pour les PME québécoises.

Le premier ministre Mark Carney a présenté une nouvelle mesure fiscale majeure visant à stimuler les investissements des entreprises canadiennes. Le ministre françois-Philippe Champagne qualifie cette initiative de « bouffée d’air frais » pour les PME du Québec.

Le gouvernement fédéral passe à l’offensive économique. Dévoilée lors du tout premier Sommet canadien de l’investissement, la « mégadéduction à la productivité » est un incitatif fiscal qui permettra aux entreprises de déduire une part bonifiée de leurs investissements en équipement, en technologies et en infrastructures productives.

L’objectif annoncé par Mark Carney est ambitieux : faire du Canada le pays le plus compétitif du G7 pour les nouveaux investissements des entreprises. Le sommet aurait déjà permis de mobiliser près de 500 milliards de dollars en intentions d’investissement, selon le bureau du premier ministre.

Un « bouclier » pour les PME québécoises

Au Québec, la mesure est accueillie avec un mélange d’enthousiasme et de prudence. Le ministre Champagne a qualifié la mégadéduction de « bouffée d’air frais » pour les PME de la province, qui représentent la colonne vertébrale de l’économie québécoise.

Ce nouvel incitatif s’inscrit dans un contexte où le Québec renforce également sa politique d’achat local. La ministre Christine Fréchette a récemment brandi son « bouclier » pour protéger les fournisseurs québécois, une stratégie qui vise à favoriser les entreprises d’ici dans les contrats publics.

Des défis persistants

Malgré ces signaux positifs, le ministre des Finances du Québec, Eric Girard, reconnaît que des défis demeurent. « Le Québec est au centre de la transformation de l’économie », a-t-il déclaré lors du Sommet canadien de l’investissement, tout en reconnaissant la nécessité de combler le retard de productivité qui pèse sur la compétitivité canadienne.

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Selon Deloitte, l’économie canadienne devrait afficher une croissance modeste en 2026. La hausse du PIB observée cet été laisse toutefois présager une reprise, mais le chemin reste long avant que les bénéfices de la mégadéduction se fassent sentir sur le terrain.

Le taux de chômage est demeuré inchangé en août, tant au Canada qu’au Québec, selon les dernières données de Statistique Canada.

Avec des informations de La Presse, Les Affaires, Le Devoir et le bureau du premier ministre du Canada.

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