La Suède a viré à gauche lors des élections générales du 14 septembre, mettant fin au gouvernement de centre-droit de l’actuel premier ministre Ulf Kristersson, qui a présenté sa démission. Le bloc mené par Magdalena Andersson des sociaux-démocrates a remporté 175 sièges contre 174 pour le bloc sortant — une majorité d’un seul siège.
Le scrutin, qui a mobilisé environ 72 % des électeurs inscrits, a produit un résultat remarquablement serré. Les sociaux-démocrates demeurent le plus grand parti avec 99 sièges, malgré une perte de 8 sièges par rapport à 2022. Le fait marquant du scrutin est le recul des Démocrates de Suède, le parti d’extrême droite qui perd 10 sièges pour s’établir à 63.
Une coalition fragile en vue
La formation du gouvernement s’annonce délicate. Si le bloc Andersson (sociaux-démocrates, Verts, Parti de gauche et Centre) atteint la majorité minimale requise, des obstacles se dressent déjà : le Parti de gauche exige des postes au cabinet, tandis que le Parti du centre refuse de collaborer avec celui-ci. Ce casse-tête rappelle les négociations complexes qui avaient suivi les élections suédoises de 2018.
Recul de l’extrême droite en Europe
Le recul des Démocrates de Suède s’inscrit dans un contexte européen où certains partis d’extrême droite perdent du terrain après des années de progression. Al Jazeera soulignait dès le jour du vote que l’élection était « trop serrée pour se prononcer, alors que l’extrême droite perd du terrain ».
Pour la francophonie canadienne, le modèle suédois est souvent cité en matière de politiques sociales, de parité et de transition écologique. Le retour de la gauche au pouvoir à Stockholm pourrait relancer la coopération nordique-canadienne sur des dossiers comme le climat et la défense arctique.


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