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Santé Québec : la « structurite aiguë » du système de santé québécois au cœur du débat électoral

La réforme Santé Québec alimente un débat électoral intense. La Presse dénonce une « structurite aiguë » qui privilégie les restructurations aux soins concrets des patients.

Alors que la campagne électorale québécoise bat son plein, le système de santé s’impose comme l’un des enjeux les plus débattus. La Presse évoque aujourd’hui la « structurite aiguë » du Québec, un diagnostic sévère qui pointe la tendance chronique de la province à restructurer ses institutions de santé plutôt qu’à résoudre les problèmes concrets des patients.

Santé Québec, la nouvelle agence créée par le gouvernement caquiste pour centraliser la gestion du réseau de la santé, cristallise les critiques. Ses partisans y voient un outil de modernisation indispensable; ses détracteurs, une énième restructuration qui détourne les ressources de la première ligne.

Un débat nécessaire mais mal posé

Comme le souligne un éditorial de La Presse daté du 16 septembre, le débat autour de Santé Québec est « nécessaire mais mal posé ». Les partis d’opposition se concentrent souvent sur la structure elle-même plutôt que sur les résultats concrets pour les patients : temps d’attente aux urgences, accès à un médecin de famille, services de proximité dans les régions.

La promesse du PLQ d’investir 200 millions de dollars dans les CLSC illustre une approche différente : renforcer les soins de première ligne plutôt que réformer la gouvernance. Québec solidaire, de son côté, mise sur l’embauche massive de personnel avec ses 610 millions proposés pour 5 000 éducatrices en petite enfance, une mesure qui touche indirectement la santé en libérant des travailleurs du système de garde.

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Les paramédicaux en négociation

Parallèlement, la négociation avec les paramédicaux a repris début septembre, un dossier crucial pour les services préhospitaliers partout au Québec. Les ambulanciers et paramédicaux, en première ligne du système de santé, réclament de meilleures conditions de travail dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre.

Pour les Québécois qui se rendront aux urnes le 5 octobre, la santé figure parmi les principales préoccupations. Le prochain gouvernement héritera d’un système en quête de transformation véritable, au-delà des changements de structures.

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