Pendant des années, poser des panneaux solaires sur une maison québécoise relevait du geste militant plus que du calcul économique. Ce temps est en train de finir.
La chute du prix des modules — plus de 40 % en cinq ans — conjuguée aux nouveaux programmes d’aide change l’équation pour des milliers de propriétaires. Ce qui relevait de la conviction devient, doucement, une décision de portefeuille.
Un retour sur investissement enfin crédible
Là où l’amortissement dépassait vingt ans, il tombe aujourd’hui sous la barre des douze pour une installation moyenne, selon les entrepreneurs consultés. De quoi convaincre au-delà du cercle des convaincus.
« On n’installe plus par conviction, mais parce que les chiffres tiennent la route. »
— Un installateur de la Montérégie
Reste que l’hiver québécois impose ses limites : neige, jours courts et angle du soleil réduisent le rendement plusieurs mois par année. Le calcul, lui, doit en tenir compte.
Les experts recommandent donc de dimensionner l’installation avec prudence, et de se méfier des promesses de rendement trop optimistes. Un bon devis vaut mieux qu’une belle brochure.
Pour l’heure, une chose est sûre : le solaire résidentiel n’est plus une curiosité. Il devient une option comme une autre — et c’est peut-être là son plus grand changement.
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