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Guerre en Ukraine : les populations des deux camps s’ouvrent aux négociations après plus de quatre ans de conflit

Près de 70 % des Ukrainiens et 59 % des Russes se disent favorables à des négociations. Après quatre ans de conflit, l’usure des populations ouvre la porte à un dialogue, malgré l’absence de pourparlers formels.

Après plus de quatre ans et demi de guerre à grande échelle, un changement d’humeur se dessine de part et d’autre du front. Selon les plus récents sondages, 69 % des Ukrainiens et 59 % des Russes se disent désormais favorables à une fin négociée du conflit, des chiffres qui témoignent de l’usure des populations face à une guerre qui semble sans issue militaire décisive.

Sur le terrain, la situation demeure largement figée. Les forces russes ont réalisé des gains modestes — environ 58 milles carrés de territoire entre la mi-août et la mi-septembre, selon les données DeepState — tandis que l’Ukraine a mené des contre-offensives localisées, notamment au nord-ouest de Lyman dans l’oblast de Donetsk, libérant la localité de Seredne.

La Russie contrôle désormais environ 19 à 20 % du territoire ukrainien, soit une superficie comparable à celle de la Pennsylvanie. Mais cette occupation a un prix énorme pour les deux parties : l’Ukraine a perdu plus de 80 % de sa capacité de production électrique, tandis que la Russie subit des dommages significatifs à ses installations de raffinage pétrolier sous les frappes ukrainiennes.

Pour le Canada, qui a accueilli plus de 200 000 réfugiés ukrainiens depuis 2022, l’évolution de ce conflit a des implications directes. La communauté ukraino-canadienne, l’une des plus importantes au monde avec 1,4 million de personnes, suit de près tout signe d’ouverture diplomatique.

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Les analystes demeurent cependant prudents. Si l’opinion publique évolue, aucune négociation formelle n’est en cours, et les conditions posées par Moscou et Kyiv restent inconciliables à ce stade. La question de la Crimée et des territoires occupés du Donbass demeure le nœud gordien de toute tentative de paix.

Sources : Russia Matters, Institute for the Study of War, Global Security, Kyiv Post

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